Comment choisir son dentiste

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Coût des services dentaires

 Le coût des soins dentaires au Québec

Le journal La Presse publiait la fin de semaine du 7 et 8 avril 2012, dans la section Affaires, plusieurs articles sur la dentisterie au Québec dont un intitulé “Comment choisir son dentiste”.  Plusieurs questions reçues concernant cet article nous ont incités à publier ces  commentaires.

L’image principale de ce reportage spécial par la journaliste Isabelle Ducas peut porter à confusion. Il est intéressant de réaliser qu’en première page du journal et sur la couverture du cahier Affaires, on semble représenter des appareils orthodontiques (broches) illustrés par des signes “$” reliés par un fil (voir illustration ci-haut) mais qu’il n’y a absolument aucune mention de l’orthodontie dans les articles. Peut-être une déformation professionnelle dicte-t-elle notre perception! 🙂

Le coût des soins dentaires peut-il être comparé entre différents praticiens?

Oui, mais il est difficile de bien comparer des soins dentaires offerts par différents dentistes. La raison principale est la nature même de ce qu’on tente de comparer soit un service et non une marchandise concrète qui est facilement mesurable et comparable. On pourrait argumenter qu’il est en effet possible de comparer des actes ou services simples comme la prise de radiographie, un nettoyage et quelques autres procédures de base en dentisterie. Mais il demeure que, malgré la perception du public, il est souvent impossible de comparer des plans de traitement à moins qu’ils soient exactement identiques, et encore…

Par exemple, le fait de se faire proposer une une greffe de gencive et la pose d’un certain nombre d’implants dentaires pour supporter un pont par deux dentistes différents peut impliquer des différences importantes dans l’approche utilisée par chacun d’eux, ce qui peut facilement justifier une différence d’honoraires significative. Est-ce que cela signifie que le dentiste le “plus cher” abuse de son patient? Absolument pas. Dans les faits, le plan de traitement le plus dispendieux peut s’avérer être une “aubaine” à long terme s’il est bien exécuté et apporte des bénéfices supplémentaires au patient par rapport à l’approche moins “dispendieuse”.

L’examen-nettoyage comme comparaison

Il en est de même pour les fameux “examen-nettoyage avec radiographie” qui sont souvent le principal point de comparaison entre deux pratiques dentaires. Un adolescent n’aura pas les mêmes besoins qu’une personne adulte ayant un vécu dentaire lourd accompagné de problèmes parodontaux sévères. Le “nettoyage” de l’ado peut prendre quelques minutes avec une hygiéniste dentaire et une simple radiographie panoramique peut donner toute l’information nécessaire. À l’opposé, le détartrage profond requis par la condition dentaire de l’adulte peut nécessiter plusieurs sessions avec le dentiste (en plus de l’hygiéniste dentaire) et une série de radiographie complète pour couvrir en détail toutes les régions de la bouche. Ces deux interventions ne représentent évidemment pas le même coût. Comment faire comprendre ces subtilités au consommateur simplement en annonçant un “prix” pour une catégorie d’acte? Plusieurs autres exemples abondent; prothèses dentaires, restaurations, traitement de canal, etc.

Certaines procédures dentaires sont simples, mais d’autres sont complexes et même si complexes que plusieurs praticiens vont refuser de s’aventurer à les faire. Cependant, les dentistes qui acceptent de les faire peuvent demander des honoraires plus élevés à cause de leur expérience et expertise particulière pour exécuter ce genre de travaux. Le patient qui ne fait que comparer le coût pour une procédure “générique” peut ne pas apprécier la complexité de son cas. Il en est de même pour des procédures diverses dans les autres domaines de la dentisterie comme la prosthodontie, la parodontie, l’orthodontie et la chirurgie maxillo-faciale.

En tant que spécialistes en orthodontie, des patients nous demandent parfois notre opinion pour les aider à “comparer” et comprendre différents plans de traitement proposés par des dentistes même si nous ne faisons pas le genre de travail qui leur est proposé. En apparence, pour les patients, ces plans de traitements semblent identiques mais une évaluation plus poussée révèle la plupart du temps des variations importantes pouvant expliquer la différence de coût entre deux praticiens (le type de prothèse, les matériaux utilisés, etc.).

Est-ce à dire qu’il n’y a jamais d’abus? Non car, comme dans tout domaine où les gens sont libres de déterminer la valeur de leurs services, il est possible qu’il y ait des exagérations.

Quelle est la valeur des soins dentaires? Une dépense ou un investissement?

Tout est une question de perception et de valeur attribuée aux services dentaires.
Trop de personnes voient encore les frais dentaires comme une dépense plutôt qu’un investissement. Un grande proportion de frais dentaires serait évitable avec une bonne prévention et interception.
Quels sont des honoraires équitables pour un plan de traitement ou un service dentaire (spécialisé ou pas)? Cela devrait être un montant pour lequel le patient ET le dentiste considèrent qu’ils y trouvent leur compte. Le patient doit recevoir un service qui répond à ses besoins et attentes (si elles sont réalistes) et le dentiste ou spécialiste doit être rémunéré de façon à être compensé adéquatement pour les services rendus. Ceci ne peut être dicté par aucune compagnie d’assurance, guide de tarif, charte de taux, etc.

Pour faire une analogie…

Une analogie pourrait être faite avec des propriétaires d’automobiles. Une personne qui suit les recommandations du manufacturier pour l’entretien régulier de son véhicule, qu’il y ait des problèmes (symptômes) ou pas, investira peu ou modérément mais de façon régulière. À l’opposé celle qui attend de déceler des problèmes sur sa voiture peut se retrouver, après plusieurs années, avec des problèmes majeurs nécessitant des réparations importantes qui vont être très coûteuses, parfois plus que la somme qui aurait été investie dans un programme d’entretien régulier réparti sur plusieurs années. Pour bien des problèmes dentaires, ce ne sont pas les soins dentaires qui sont dispendieux mais la négligence des patients qui le rattrapent après plusieurs années. Combien d’entre vous se sont fait proposer des procédures dentaires pour corriger des problèmes qui se développent et n’ont pas suivi les recommandations du dentiste (exception faite pour les procédures esthétiques seulement)? Il n’y a pas de fumée sans feu et, éventuellement, les flammes apparaîtront aussi.

L’informaticien de 29 ans dont il est fait mention dans l’article de La Presse, confirme cette théorie et il est le premier à admettre qu’il a négligé sa dentition pendant plusieurs années! Le montant qu’il doit maintenant investir (10,000$) implique des travaux de restauration majeurs qui, espérons-le, lui permettront de sauver ses dents endommagées car la perte de ces 4 dents et leur remplacement ultérieur impliquerait une facture encore plus élevée si, par exemple, il optait pour des couronnes sur implants! Il aurait été plus facile et moins coûteux qu’il utilise sa couverture d’assurance (2,000$ annuellement) pour des visites régulières de prévention chez le dentiste.

Consultation en orthodontie, comme aller au garage!

Le contenu de l’article de La Presse est similaire à un autre publié dans Le Journal de Québec en janvier 2012 (“Dentistes: des prix en dents de scie”) et d’où nous reprenons ces quelques citations du Dr Serge Langlois président de l’Association des chirurgiens dentistes du Québec (ACDQ) :

« Il y a des dentistes qui baissent leur prix au premier rendez-vous pour attirer la clientèle, tente d’expliquer Serge Langlois. Pour les enfants, par exemple, certains dentistes ne chargent rien pour le nettoyage. C’est quoi, ça ne vaut rien leur nettoyage? »
« Quelqu’un que ça fait cinq ans qui n’a pas été chez le dentiste, ça risque de prendre plus de temps que celui qui y va tous les ans »
M. Langlois convient que les frais de dentiste peuvent sembler élevés. « Ça dépend de nos valeurs. Certains dépensent 300 $ au resto sans que ça les dérange. C’est une question de choix. »

Et que penser du commentaire de cette mère de famille qui décrit sa dernière visite de nettoyage chez son dentiste sur un forum de discussion :

“Je reviens de chez le dentiste et la facture monte à $180 pour un nettoyage et un examen dentaire avec radiographie! Me semble que c’est cher en titi. J’avais juste de la plaque entre 2 dents du bas en avant à part de ça l’hygièniste m’a dit que mes dents étaient très bien entretenues et très propre, j’utilise une brosse électrique. C’est dispendieux en mausus, je vais être un maudit bout sans y aller je pense. Avec mon mari et mes enfants la visite chez le dentiste nous a coûté $895! C’est rendu du luxe.”

Sa surprise sera peut-être semblable à celle de l’informaticien lorsqu’elle se décidera à retourner voir son dentiste avec sa petite famille dans quelques années!

annonce pour examen nettoyage chez le dentiste

La prévention a bien meilleur goût!

Dans cet article, on cite le président de l’Ordre des dentistes du Québec, le Dr Barry Dolman, qui mentionne lui aussi que “…la solution la plus économique… c’est l’usage quotidien de la soie dentaire” mais seulement 30% des Québécois en font usage.

La solution aux problèmes dentaires est plus complexe que de ramener cela à la simple utilisation de la soie dentaire mais elle passe définitivement par une hygiène buccale adéquate et des visites régulières de prévention chez le dentiste. L’article mentionne aussi que 40% des adolescents et adultes québécois n’ont pas consulté un dentiste depuis plus d’un an en 2008. Il est invraisemblable que toute cette proportion de la population n’ait aucun problème dentaire ne justifiant une attention immédiate ou pouvant bénéficier d’une forme quelconque de prévention. Plusieurs ont des petites bombes à retardement dans la bouche et seront les plus surpris lorsqu’elles “exploseront”! Dr Dolman mentionne aussi “… qu’un bon traitement dure toute la vie.” Ceci est partiellement vrai. De bons traitements devraient permettre de garder une bonne dentition pour le reste de sa vie mais cela implique que les patients continuent aussi d’avoir un suivi régulier chez leur dentiste.

Un traitement de canal peut durer une vie entière mais la dent qui a subit ce traitement eut nécessiter une couronne pour éviter qu’elle ne se fracture. Les implants modernes peuvent durer des décennies mais il est peu probable que les prothèses qu’ils supportent durent aussi longtemps. La “durée de vie” moyenne d’une couronne prothétique est approximativement 8 à 10 ans alors cela signifie que certaines couronnes seront problématiques après quelques années seulement et devront être remplacées tandis que d’autres peuvent durer 15-20 ans et peut-être plus. Que fera le patient qui fait faire un pont dentaire dans un autre pays? (voir tourisme dentaire ci-dessous).

Prévention dentaire pour éviter une bombe qui explose

Un traitement parodontal complexe est loin d’être une garantie que ce traitement “durera toute la vie”. Les patients nécessitant de tels traitements  sont affectés par des conditions qui sont, à la base, très susceptibles aux récidives s’ils ne maintiennent pas une hygiène buccale impeccable pour minimiser leurs problèmes. Ces patients devront souvent avoir un suivi régulier chez leur dentiste ou parodontiste.

Un traitement d’orthodontie fait à l’adolescence ou même à l’âge adulte n’est absolument pas une garantie que les corrections se maintiendront “toute la vie”. En fait, la plupart des orthodontistes vous garantirons et promettrons qu’il y aura certains changements dans la position des dents au cours des années et décennies suivant la fin d’un traitement. Pour en savoir plus sur la rétention orthodontique et la stabilité des corrections.

Tout comme pour une automobile, un changement d’huile et une mise au point du moteur ne garantissent pas que le propriétaire puisse garder son véhicule en “parfait” état de marche pour les 10 prochaines année sans retourner chez son garagiste régulièrement pour des vérifications et de l’entretien préventif. L’huile devra même être changée à nouveau… et plusieurs fois!

Un slogan bien connu rappelle que “la modération a bien meilleur goût” mais, en bouche,  en ce qui concerne la prévention et l’hygiène, on devrait plutôt dire  “la prévention a bien meilleur goût”, ou… “la prévention a bien meilleur coût”!

Dans un autre article publié le 9 avril dans La Presse, le Dr Véronneau mentionne que “plusieurs études ont démontré que la prévention peut permettre l’économie de millions de dollars à long terme…” Cette économie globale est la somme de toutes les petites économies individuelles qui pourraient être réalisées par ceux qui visiteraient régulièrement leur dentiste.

À noter que les soins dentaires ne sont pas seulement nécessaires à cause de négligence. Il y a plusieurs raisons nécessitant des travaux dentaires; accidents, traumatismes, problèmes d’origine héréditaire, usure, habitudes, malocclusions, etc.

La concurrence dans le domaine dentaire

L’article cite Mme Duval, présidente du Regroupement des hygiénistes dentaires du Québec (RHDQ) qui mentionne “Il n’y a pas de concurrence dans le domaine dentaire actuellement…” La majeure partie de l’article porte justement sur la comparaison de coûts pour des services dentaires dispensés par différents dentistes. Cette liberté de choix du patient ne génère-t-elle pas une certaine “concurrence” entre les dentistes?

Le tourisme dentaire; l’économie à quel prix?

Tel que décrit précédemment, il est difficile pour le patient d’évaluer la qualité des services qu’il reçoit ou se fait proposer même si, en apparence, les plan de traitement semblent similaires. Il peut exister des endroits (autres pays) où il est possible d’avoir des soins de qualité à moindre coût mais ce n’est pas le cas partout. À noter que la qualité de dentisterie générale et spécialisée disponible au Québec est parmi la meilleure qui soit au monde.

Qu’arrivera-t-il au patient qui entreprend une réhabilitation dentaire majeure dans un autre pays et qui, une fois revenu au Québec, éprouve des problèmes? Qui est responsable d’un plan de traitement élaboré par un autre praticien, de la qualité des travaux effectués, de l’entretien et du suivi post-opératoire? Le dentiste québécois qui fait le suivi des travaux entrepris ailleurs sera-t-il fautif parce qu’il a accepté de suivre un patient et a tenté de l’aider mais, à la base, les travaux initiaux ne répondaient pas aux standards d’ici et sont voués à l’échec à plus ou moins long terme.

Prenons l’exemple le cas d’un pont sur implants qui s’avère être un échec après quelques années seulement. Qui serait responsable de cet échec? Si les dentistes “locaux” ne désirent pas s’aventurer à superviser des traitements entrepris ailleurs, qu’arrivera-t-il à ces patients qui font du tourisme dentaire? Vont-ils continuer leur suivi dans d’autres pays? De telles solutions en apparence économiques au départ peuvent s’avérer très coûteuses à moyen ou long terme.

Le tourisme dentaire est-il aussi avantageux qu'on le pense?

Les patients n’ont pas facilement la possibilité d’évaluer la qualité des services, traitements  et matériaux utilisés dans d’autres pays. En France, une enquête  a révélé que les produits utilisés dans la fabrication des prothèses dentaires  dans certains pays étaient de qualité inférieure et pouvaient même être dangereux pour la santé. L’utilisation de certains de ces matériaux est interdite en France. Devant le phénomène de fabrication de prothèse par des laboratoires hors frontières qui sont incontrôlables, certains pays exigent même des dentistes d’avoir des “certificats de traçabilité” pour prouver l’origine des prothèses et le contenu des matériaux utilisés dans leur fabrication. Même à cela… un nouveau marché noir se développe pour cette “certification”.

L’orthodontie “internationale” ou le tourisme orthodontique

En tant que spécialistes en orthodontie, nous ne voyons pas beaucoup de patients qui ont eu recours au “tourisme dentaire” ou “tourisme orthodontique” dans notre domaine car la majorité de nos services sont habituellement échelonnés sur plusieurs mois ou années et ne se prêtent pas vraiment à des traitements “hors pays”. Cependant, nous avons vu plusieurs cas d’immigrants qui sont retournés dans leur pays d’origine pour se faire poser des appareils orthodontiques fixes (broches) et qui reviennent dans l’espoir de continuer ici avec ces appareils et le plan de traitement élaboré par un autre praticien.

Des résidents du Québec sont aussi allés se “faire poser des broches” hors Québec mais désirent continuer le suivi pendant le traitement avec des orthodontistes d’ici.
On a aussi vu des gens se faire poser des appareils juste avant de déménager au Québec dans l’espoir de réduire le coût de leur traitement d’orthodontie. Une fois arrivés au Québec, certains sont surpris de réaliser que le coût du traitement dans leur pays d’origine ne couvre même pas les appareils correcteurs et le matériel diagnostique au Québec! Trouvez l’erreur!

Dans d’autres situations, la pose des appareils et les matériaux utilisés étaient tellement hors normes que tout était à reprendre. Parfois, le plan de traitement initial était irréaliste et devait être modifié complètement. Bref, il est très rare que les patients fassent des économies en transférant leur cas d’orthodontie d’un autre pays à un orthodontiste du Québec.

Transfert d’un cas d’orthodontie

  • Il arrive parfois qu’un patient doive déménager pendant un traitement d’orthodontie. Lorsque cela se produit, de nouvelles ententes devront être prises avec l’orthodontiste qui prendra en charge le cas pour terminer le traitement.
  • Mésentente entre patient et orthodontiste. Il est aussi possible qu’un patient désire ou doive changer d’orthodontiste pendant un traitement pour diverses raisons et non parce que il ne peut plus aller le voir pour des raisons pratiques comme un déménagement, la retraite du praticien, etc. Il peut y avoir eu mésentente entre le patient et l’orthodontiste, un manque de confiance qui s’est développé de part et d’autre, un manque de coopération de la part du patient faisant que l’orthodontiste ne désire plus continuer le traitement, une mésentente sur le plan de traitement, etc. Ces situations sont très rares mais lorsqu’elles se produisent, cela complique grandement la situation pour le patient qui doit trouver un nouvel orthodontiste. Lorsqu’on nous demande de continuer les corrections entreprises par un autre orthodontiste pour de telles raisons, notre premier conseil est toujours de tenter de s’entendre et de se “réconcilier” avec l’orthodontiste ayant débuté le cas et de terminer le traitement avec celui-ci. Ceci est toujours la solution la plus simple et la moins coûteuse pour le patient.
  • Lorsqu’il y a changement d’orthodontiste pendant un traitement, le nouvel orthodontiste peut respecter les ententes initiales prises avec le premier orthodontiste mais n’est pas obligé de le faire. Les modalités de paiement peuvent varier d’une pratique à l’autre.
  • Ainsi, il se peut que, lors d’un transfert d’un cas, la partie des honoraires  que le patient a déboursée ne soit pas proportionnelle au traitement effectué au moment du transfert. Selon cas, le patient peut avoir déboursé une proportion plus ou moins importante des honoraires totaux. Par exemple, les honoraires peuvent avoir été payés au complet bien avant la fin du traitement ou une portion moindre des honoraires (par exemple 60%) peut avoir été payée alors que le traitement est presque terminé. Il est donc possible que des ajustements doivent être faits par l’orthodontiste et le patient lors d’un transfert.
  • Habituellement, l’orthodontiste évaluera le travail fait lors du transfert  et chargera en conséquence. Les patients doivent cependant comprendre que ces honoraires ne sont pas reliés uniquement à la durée du temps passé sous traitement. Par exemple, un traitement ayant une durée prévue de 2 ans peut représenter plus de 50% des honoraires si le cas est transféré après 12 mois (50% de la durée estimé). Ce montant dépendra de plusieurs variables (type de cas, appareillage orthodontique utilisé, matériel diagnostique, etc.) et peut représenter 60, 70, 75% du montant total du traitement complet (ces chiffres sont à titre d’exemple seulement).
  • Il peut donc y avoir des ajustements financiers à faire lors d’un transfert; le patient peut devoir débourser un montant supplémentaire à ce qu’il a déboursé à ce jour pour son traitement ou l’orthodontiste peut devoir rembourser une partie des honoraires au patient s’il considère qu’il en a payé en trop. Cette évaluation est faite par l’orthodontiste en évaluant toutes les aspects décrits précédemment.
  • Même lorsqu’un patient ne déménage pas dans une région éloignée comme une autre province ou pays, il peut y avoir des différences d’honoraires entre différents orthodontistes dans différentes villes. Ces différences peuvent être encore plus marquées entre les provinces et pays.

Chaque orthodontiste évalue le cas

  • Un autre facteur pouvant influencer le coût d’un transfert est l’évaluation du cas que fera le nouvel orthodontiste concernant le  diagnostic et le plan de traitement.
  • Plan de traitement : Le premier orthodontiste peut avoir diagnostiqué et évalué le cas d’une certaine façon (par exemple ne nécessitant pas d’extractions ou de chirurgie orthognathique) tandis que le second orthodontiste voit les choses différemment, considère le cas comme étant plus complexe et voudrait modifier le plan de traitement en ayant recours à des procédures comme des extractions, une chirurgie ou des appareils particuliers.
  • Durée de traitement : Une autre situation possible est que le nouvel orthodontiste est en accord avec le plan de traitement déjà établi mais évalue que la durée nécessaire pour le terminer est beaucoup plus longue que prévu initialement. Ainsi, nous avons déjà vu des cas qui nous ont été transférés avec une mention qu’il ne restait que quelques mois pour terminer le traitement tandis que notre évaluation pour atteindre les mêmes objectifs de traitement était beaucoup plus longue, parfois plus de 12-18 mois supplémentaires! Dans un tel cas, la nouvelle approche peut s’avérer beaucoup plus coûteuse pour le patient quiaura alors le choix d’accepter les recommandations du nouvel orthodontiste ou de demander une seconde opinion à un autre orthodontiste si le plan de traitement ou les honoraires proposése ne lui conviennent pas.
  • Pour en savoir plus sur la durée d’un traitement orthodontique.
  • À noter qu’un orthodontiste qui accepte un “cas de transfert” n’est pas tenu de respecter les ententes financières établies avec un autre praticien ou de terminer le traitement en suivant le même plan de traitement mais il doit l’expliquer au patient pour qu’il puisse prendre une décision éclairée.
  • Modifications aux appareils orthodontiques;
    • Dans certains cas, il peut être nécessaire pour le nouvel orthodontiste de changer les appareils multi-bagues (“broches”) ou autres appareils correcteurs s’il n’est pas familier ou à l’aise d’utiliser ceux qui sont dans la bouche du patient lors du transfert.
    • La qualité et le design des appareils multi-bagues fixes (“broches”) varie grandement d’un pays à l’autre. Il en est de même pour les fils ou arcs orthodontiques.  La façon de poser et d’utiliser les boîtiers ou brackets orthodontiques est aussi très variable. Il n’est pas rare de voir des “cas de transfert” qui arrivent avec des attaches posées tellement croches et de façon non orthodoxe que cela nuit à la progression du traitement.
    • Certains orthodontistes chargeront pour changer les appareils tandis que d’autres non.
Transfert d'un cas d'orthodontie avec des brackets posés à l'envers.

Cas d’orthodontie transféré à notre bureau parce que les appareils multi-bagues fixes (“broches”)  posés avant le déménagement de la patiente à Sherbrooke étaient les mêmes que nous utilisons. Bien que les brackets soient en effet une sorte que nous utilisons régulièrement, il y avait un problème majeur; iceux du haut sont tous posés… à l’envers! Ceci aura un incidence directe sur la position des dents et le déroulement du traitement car une prescription individuelle existe pour chacune des attaches visant a placer les dents de façon très précise.

  • Frais supplémentaires; changer d’orthodontiste pendant un traitement d’orthodontie majeur occasionne presque toujours des frais supplémentaires pour le patient qui ne seraient pas nécessaires si le cas n’était pas transféré. Le nouvel orthodontiste doit habituellement prendre du nouveau matériel diagnostique  pour “documenter” l’état ou la condition du cas qui lui est transféré. L’orthodontiste qui transfert le cas peut, quant à lui,  aussi demander certains frais de transfert pour les rapports et l’envoi du matériel diagnostique nécessaires lors d’un transfert. (Un formulaire standardisé de l’Association canadienne des orthodontistes peut être complété lors d’un transfert pour décrire et expliquer au nouvel orthodontiste le diagnostic, le plan de traitement, la progression du traitement, la coopération du patient, ce qu’il reste à faire dans le traitement pour le terminer, les honoraires totaux, les modalités de paiement, les déboursés faits au moment du transfert, etc.).
  • Obligation de l’orthodontiste d’accepter un cas? À noter que ce ne sont pas tous les orthodontiste qui acceptent des “cas de transfert”, c’est-à-dire qui acceptent de terminer un traitement débuter par un autre praticien. Certains orthodontiste ne traitent pas certains types de problèmes (par exemples des adultes, des cas de parodontie, des cas nécessitant une chirurgie orthognathique, etc.) ou peuvent refuser un cas s’ils ne sont pas en accord avec le plan de traitement initial et que le patient ne désire pas le modifier.

Vous pensez déménager?

Si vous planifiez débuter un traitement d’orthodontie majeur et vous savez que vous allez déménager peu de temps après, surtout si c’est dans une autre province ou pays, il est préférable de faire évaluer votre cas (diagnostic et plan de traitement) et déterminer des honoraires avec l’orthodontiste qui fera la majeure partie du traitement. Vous éviterez ainsi des soucis et peut-être des dépenses supplémentaires.

 

Alors… comment choisir son dentiste?

Le titre de l’article principal de la section Affaires ne répond pas complètement à la question posée. On se concentre plutôt sur une discussion des coûts des soins dentaires au Québec. Le titre sur la page couverture de l’édition du week-end était plus approprié; “Le coût de votre sourire”.Dans l’article, le Dr Langlois recommande de demander des références à sa famille et ses amis pour le choix d’un dentiste. Ceci est un bon point de départ mais la meilleure personne à questionner pour choisir votre dentiste sera ultimement le dentiste lui-même. La relation entre un dentiste et son patient peut durer plusieurs années, des décennies et même toute une vie alors il est important qu’il existe un lien de confiance entre vous et votre dentiste.

N’hésitez pas à questionner un dentiste sur sa formation, son expérience, son expertise, son éducation continue, etc. Fait-il tous les genres de traitements, des plus simples aux plus complexes, travaille-t-il avec des spécialistes, quel genre de cas dirigera-t-il à un spécialiste, etc.? Les dentistes peuvent faire tous les types de travaux dentaires mais ils n’ont pas tous la même expertise et expérience pour les faire.

Diplome dentaire, expertise, expérience

Un dentiste peut faire des prothèses sur implants mais ne s’en tenir qu’à des couronnes unitaires simples. Cela prend une expertise différente pour entreprendre un cas nécessitant la pose et l’harmonisation de 6-10-12 implants ou plus répartis sur les deux arcades d’une même bouche. Il y a une différence importante dans l’expertise d’un dentiste ayant posé une demi douzaine d’implants et un autre qui en a posé plusieurs centaines.

Pour prendre un autre exemple en orthodontie, un dentiste offrant des “services d’orthodontie” à l’aide de la technique Invisalign entreprendra-t-il des cas complexes avec problèmes squelettiques ou requérant une approche inter-disciplinaire? Un dentiste ayant traité quelques cas simples aura-t-il la même expertise qu’un spécialiste ayant traité des milliers de cas?

En résumé, il est possible de trouver des différences, parfois importantes, dans les honoraires de soins dentaires sans que ce soit anormal mais informez-vous bien auprès de votre dentistes pour comprendre ce que cela implique. Le consommateur a droit à l’information et devrait pouvoir l’obtenir mais le dentiste a aussi droit à être rémunéré adéquatement pour le travail qu’il fait. Tout le monde doit y trouver son compte dans une solution gagnante pour tous!

Tourisme dentaire à ses risques et périls

Voyez ce reportage de Radio-Canada (12 janvier 2016) racontant l’histoire d’un Québécois qui est allé jusqu’au Mexique pour se faire poser des implants dentaires croyant sauver beaucoup . Attiré par les coûts beaucoup moins élevés des traitements là-bas, son aventure lui a finalement coûté très cher… Implants dentaires mal posé lors de tourisme dentaire au mexique. Une solution plus couteuse pour le patient.

➡ Dernière mise-à-jour : 2016-09-18 à 20:25:41 © Jules E. Lemay, OrthoLemay.com

Commentaires et/ou questions (45)

  1. DR JEL dit :

    Les commentaires du Dr Lemay concernant le reportage d’Isabelle Ducas sur certains aspects de la dentisterie sont des plus appropriés. Ils auraient certainement ajouté une plus juste compréhension de la situation de la dentisterie s’ils avaient été incorporés à ce reportage.

    Je considère qu’il est toujours facile de décrier des situations jugées abusives sans en approfondir les causes.
    Crier au monopole pour capter l’attention du lecteur-consommateur est trop facile. Mme Duval qui représente les hygiéniste a jugé approprié de jouer la “corde du monopole” sans expliquer pour autant comment les consommateurs y gagneraient en services de qualité et par quels mécanismes on en arriverait à maintenir des tarifs beaucoup plus bas. On assaisonne son argumentation avec la sauce qu’on veut bien même s’il s’agit de fausseté tel que l’absence de concurrence qui existerait selon elle! De quelle forme de concurrence parle-t-on? Veut-on parler de la concurrence émanant de l’absence de surveillance? Qu’on se donne donc la peine d’expliquer tout ça au consommateur fortuné ou pas…

    La dernière remarque que je tiens à faire concerne les coûts abusifs, en apparence du moins. Un reportage visant à étaler toute la vérité sur les coûts et aider le consommateur à comprendre, même si ça fait pas son affaire ou risque de lui déplaire, devrait obligatoirement parler des coûts d’équipement et d’opération. Combien de consommateurs savent par exemple qu’un bureau moindrement bien organisé peut avoir pour plusieurs centaines de milliers dollars investis? J’en connais qui ont plus de 500 000.00$ d’engloutis! Ce n’est pas de la fiction tout ça, mais comment savoir si le journaliste est peu informé?
    Amen!

  2. Nancy Béliveau dit :

    Merci de répondre à cet article de la Presse.
    Je crois que de payer pour des soins dentaires de qualité n’est pas important pour tous et que chaque personne établie ses priorités budgétaires. Je cois aussi que la population est de plus en plus conscientisée au fait que des soins de qualité peuvent être dispendieux. Tout est une question de compréhension et de confiance envers son dentiste.

  3. Dr Jules dit :
    Nous publions ici le texte d’une réplique de l’Association des chirurgiens dentistes du Québec (ACDQ) aux articles publiés dans e journal La Presse les 7 et 9 avril

    POURRIONS-NOUS PARLER DE LA QUALITÉ ET DE LA VALEUR DES SOINS DENTAIRES AU QUÉBEC ?
    Le congé pascal aura décidément inspiré La Presse, qui a publié dans ses pages coup sur coup, les 7 et 9 avril, sous la plume de deux journalistes différents, des articles sur la profession de dentiste. On aurait pu se réjouir d’un tel regain d’intérêt s’il ne s’agissait pas d’un ramassis de préjugés, d’une désinformation frôlant la démagogie, et de condamnations tous azimuts, indignes d’un grand quotidien.

    On part donc du principe que les soins dentaires coûtent cher sans se demander un seul instant – et sans renseigner le moindrement les lecteurs – ce que recouvrent ces coûts. Pas un seul mot sur les frais d’exploitation des cliniques dentaires, qui sont de véritables petits hôpitaux disposant d’un personnel qualifié, d’équipement de pointe et de matériel extrêmement coûteux. Nous avons droit par contre à une justification inédite : « …le patient croyait que ce serait dix fois moins cher. » Ainsi donc, désormais, la perception du montant estimé par le patient deviendrait un critère d’évaluation du juste coût des produits et des services. L’argument ne manque pas d’intérêt et les économistes apprécieront sûrement.

    On nous annonce aussi que les soins dentaires coûtent moins cher à Cuba, découverte remarquable s’il en est. Comme chacun sait, le coût de la vie à Cuba est parfaitement comparable à celui du Québec, le niveau de vie est le même, les salaires sont les mêmes, et les journalistes cubains sont payés autant que les journalistes de chez nous. Bref, seuls les soins dentaires y coûtent moins cher. Et l’on propose la délocalisation des soins dentaires vers Cuba, sans s’interroger un instant sur la qualité des soins, ni sur celle du suivi qu’il convient de donner aux traitements. Et l’on conclut en vantant les mérites de la délocalisation, pratique que l’on dénonce vertement lorsque des entreprises déménagent leurs usines « parce que ça coûte moins cher ailleurs ».

    Qu’il y ait un coût aux soins dentaires, cela est indiscutable. La question est de déterminer quelle en est la qualité, quelle en est la valeur, et s’ils sont justifiés. Sur cette question pourtant fondamentale, pas un seul mot, pas la moindre recherche, pas un seul exemple. On se contente de rapporter les propos accusateurs, et à la limite diffamatoires, d’un dentiste qui n’apporte pas la moindre illustration, ni la moindre preuve des accusations très graves qui sont portées
    contre la profession : les dentistes québécois négligeraient de faire de la prévention pour faire plus d’argent grâce aux traitements. Cette monstruosité ne doit pas seulement être contredite. Elle doit être dénoncée. De tels propos doivent être soit illustrés, soit retirés.

    Les dentistes du Québec font de la prévention depuis un demi-siècle. À preuve la baisse spectaculaire du nombre de porteurs de prothèses dentaires. Affirmer qu’ils ont besoin d’un prophète de la prévention est une véritable fumisterie. Reproduire
    de tels propos l’est tout autant.

    Enfin, on évoque la solution-miracle : permettre l’ouverture de cliniques d’hygiénistes dentaires, où il n’y aurait pas de dentistes. Cela coûterait moins cher, affirme-t-on, ignorant ainsi qu’il y a actuellement des hygiénistes dentaires dans
    toutes les cliniques, que celles-ci sont des collaboratrices de premier plan des dentistes, qu’elles font depuis belle lurette partie de l’équipe dentaire, et qu’elles accomplissent leur travail de manière professionnelle, dans des conditions adéquates et dans un cadre sécuritaire, avec tout l’équipement requis. Elles le font sous la direction du seul professionnel titulaire d’un diplôme universitaire qui soit en mesure d’effectuer un diagnostic, préalable essentiel à tout traitement.

    La santé buccodentaire a une grande influence sur la santé globale. Proposer de se passer des dentistes sous prétexte que « ça coûterait moins cher » est une aberration. Il ne faut pas promouvoir un système discriminatoire dans lequel certains patients sont examinés par un dentiste et d’autres pas. Soyons clairs : la qualité des soins dentaires au Québec est parmi les meilleures au monde. Il y a une raison à cela : la qualité des dentistes qui réalisent et supervisent ces soins. Qu’il y ait un débat public sérieux sur les soins dentaires, l’Association des chirurgiens dentistes du Québec le souhaite ardemment. Ce débat doit cependant porter sur la meilleure façon d’assurer des soins de qualité, sur le rôle et la responsabilité de l’État, et sur celui de chacun des membres de l’équipe dentaire, et notamment du dentiste qui en est le responsable.

    Mais que la cause soit entendue sous prétexte que ça coûte moins cher à Cuba, en Tunisie ou en Estonie, les Québécois méritent bien mieux que ça.

    Serge Langlois
    Président
    Association des chirurgiens dentistes du Québec

    • robert wall dit :

      vos commentaires et explications sont nulles venant de vous je devrai dire avant tout on ne mord pas la main qui nous nourrit vous n etes pas honnete et franc pour moi vu votre position.

      • Dr Jules dit :

        Mais de quoi parlez-vous au juste?
        Indiquez-moi une seule explication qui soit “nulle” ou malhonnête ou pas franche…

  4. LUC DOUVILLE dit :

    Tourisme dentaire à Cuba pour un québécois
    Je dois aller à Cuba recevoir des soins dentaires. Le problème est que les dentistes du Québec offrent de bons services mais à de tels prix que beaucoup de personnes ne peuvent plus les payer et doivent aller à Cuba.

    Il y avait dans un passé pas si lointain deux prix pour n’importe quel soin: Un pour les riches et un pour les pauvres. Les travailleurs pauvres sont ceux qui payent le plus d’impôt et de taxe en proportion de leur revenu. Ces taxes ont permis de développer les facultés universitaires de soins dentaires mais les dentistes qui profitent ainsi du bien public ne le retournent pas à ceux qui les ont aidé à développer leur profession: estimant être les seuls à devoir en retirer les avantages.
    On conçoie la dentisterie comme une affaire profitable plutot qu’un service à la population.
    On n’a pas les moyens d’aller chez le dentiste aujourd’hui au québec.
    Viva Cuba.

    • Dr Jules dit :

      Vous avez droit à votre opinion…

      Peu importe où vous irez pour vos soins dentaires, assurez-vous de pouvoir avoir un suivi s’il y a des complications…

    • Martine Martel dit :

      Bonjour monsieur Douville j’aimerais que vous nous en dites un peu plus sur votre expérience en ortho la bas…le prix qu’ils vous ont charger etc… Merci

  5. Dr Jules dit :

    Un exemple de “tourisme orthodontique”
    Pour lire le témoignage d’un lecteur ayant expérimenté le “tourisme orthodontique”, suivez ce lien.

  6. Dr Jules dit :

    SPectrum Quebec, la voix de la dentisterie technologique.
    Voici un texte éditorial écrit par Dre Katya Archambault dans la revue Spectrum Québec et qui commente les articles publiés dans le journal La Presse.

    Le prix de votre sourire

    Je venais à peine de revenir d’une semaine de vacances avec mes enfants. Reposée j’attendai
    s mon premier patient dans la salle des employées quand soudain mon regard se pose sur
    une pile de journaux . J’y vois un article de La Presse intitulé : «Le prix de votre sourire ».
    Première page du cahier des affaires. Plus loin, un autre article mentionnant comment choisir
    votre dentiste. Un sourire imitant un traitement orthodontique avec des signes de dollars en
    remplacement des boîtiers. Se faire traiter à l’étranger afin de sauver sur le coût de votre
    traitements. Traitements à l’étranger… complications au Canada… Oh lala!!! Retour brutal à
    la réalité! J’avais presque le désir de repartir directement à l’aéroport! Cela n’étant pas une
    option valide, je commençai donc ma journée avec un goût amer dans la bouche. Ma pression
    artérielle était haute et la seule chose que j’aurais voulu, aurait été d’avoir cette journaliste sur
    ma chaise!

    Pourquoi promouvoir une telle image de la dentisterie chez le public? Le dentiste coûte trop
    cher…les traitements dentaires sont devenus un luxe…Les dentistes chargent trop… Le dentiste
    essaie de vous vendre des traitements cosmétiques, des blanchiments… Je crois plutôt que c’est
    le contraire! La plupart d’entre-nous donnons souvent des possibilités de financement à nos
    patients. Nous donnons de petites réductions, tentons le plus possible d’accommoder leur
    situation financière… Soyons honnête nous devons être vraiment spéciaux pour être dans notre
    profession. C’est un métier extrèmement difficile et très exigeant. Vous êtes le seul capitaine
    à bord et naviguez en eaux difficiles la plupart du temps. Nous devons porter des dizaines de
    chapeaux et avoir un sourire permanent dans le visage.

    Premier chapeau : l’expert technique. Vous avez une seule chance de faire une préparation
    canalaire ou une seule chance de faire une ostéotomie. Il n’y a pas de marge d’erreur possible ,
    de dent de secours dans le coffre arrière. La précision ou la catastrophe judiciaire. Et puis,
    le chapeau du psychologue : vous devez être rassurant, compréhensif et patient avec Mme
    Tremblay qui est nerveuse cet après-midi et de mauvais poil… l’empathie et le calme le parfait
    du thérapeute qui gère les peurs du patient et la nouvelle demi-heure de retard de l’après-
    midi. Le chapeau divertissant… aider M. Bélanger à se sentir ailleurs que sur votre fauteuil , lui
    parler du Canadien ou du nouveau film branché…Le chapeau du professeur qui expliquera la
    procédure et les implications… Le chapeau du comptable qui collectera les honoraires .. Celui
    des assurances..si cela s’applique à la situation. Les traitements sont-ils couverts? Avons-nous
    envoyé tous les documents? Les délais sont-ils respectés ou le nettoyage a été fait 5 mois 30
    jours et 23 heures depuis le précédent et nous devrons recevoir la foudre du bénéficiare car
    il est bien certain que nous devons connaître toutes les polices d’assurances de la planète! Le
    chapeau cool qui devra consoler Suzanne notre coordonatrice qui par mégarde a voulu bien
    faire, bloquer une cancellation et à oublier que M Morin avait une assurance! Le chapeau du
    manager qui doit diriger le personnel et comprendre leur moindres besoins et jongler avec leurs
    exigeances… Mais le chapeau que nous devrions tous refuser de porter est celui du PUNCHING
    BAG… Nous ne le méritons pas.

    Des articles désolants comme ceux de cette journaliste sont déplorables. Quelle belle
    lecture en un week-end de Pâques! Je suis désolée mais je crois fermement qu’un traitement
    orthodontique est sans prix! Offrir un développement dentaire normal à un enfant, la
    possibilité de sourire sans être le bouc émissaire de sa classe et promouvoir au développement
    de sa confiance et de son bonheur est-il cantifiable? Combien cela devrait coûter dites-moi? Et
    ensuite devoir assurer le maintient, se battre contre le mouvement naturel des dents, les fils de
    rétentions qui brisent, les appareils de maintient qui s’égarent..la musculature et la propulsion
    linguale…Wow et cela pour combien d’années? Les gens vont acheter une voiture et la largue
    à la fourrière tout naturellement quelques années plus tard pour bien plus d’argent! Ma fille a
    perdu une jolie boucle d’oreille la semaine dernière. J’ai dû aller racheter la paire, le bijoutier
    ne m’a pas offert d’en acheter une seule comme j’avais encore l’autre! Souvent à la clinique
    nous refaisons une goutière de blanchiment perdue ou un dentier du haut cassé… pleins de
    compromis et je sais qu’il en est de même pour vous tous. Personne ne parle de cela dans les
    journaux! Un gentil dentiste a recimenté un temporaire ou refait un temporaire sans frais suite
    à la mastication accidentelle d’un grain de popcorn non éclaté! Nous faisons sans cesse des
    compromis… c’est dans notre nature d’aidants… qui d’entre-nous ne tentera pas de corriger
    l’esthétique qui avait été au préalable acceptée et signée au dossier d’une patiente qui après un
    souper de famille s’est fait dire que ses dents étaient trop longues ou trop bombées? Achetez
    une robe de soirée et retournez à la boutique en larmes après deux semaines disant que votre
    belle-mère la trouve trop courte et voyez la réponse que l’on va vous faire. Même chez Armani!

    La plupart des dentistes que j’ai rencontré dans ma carrière sont des gens très gentils, qui ont
    à cœur le bien-être de leur clientèle et qui sont responsables de leur traitements. Nous ne
    pouvons laisser certains journalistes s’en prendre gratuitement à notre profession. Avec toutes
    les campagnes que nous avons fait de prévention, la fluorisation , la soie dentaire, la brosse
    électrique, le fluor en gel etc….Nous devrions tous être sans travail déjà!!! Pourquoi est-ce
    différent? ( faisant exception des traumas maladies ou mésaventures) Encore la prévention
    et le maintient des soins quotidiens. Le brossage et la soie ça ne coûte pas plus que 15$
    annuellement! Allez chez son dentiste régulièrement et réparer une lésion très tôt au lieu de
    traitements extensifs voilà la solution. Même si le prix d’une couronne est élevé le patient
    doit savoir qu’elle requiert expertise, connaissance des derniers matériaux de cimentation et
    technologies, éducation continue et encore plus! Nous devons nous rendre hommage docteurs!
    Nous le méritons !

  7. Martine dit :

    Pourquoi tous ces travaux après l’orthodontie?
    J’avais les dents croches avec une molaire manquante. Je suis aller au centre dentaire Lapointe, on m’a conseillé l’orthodontie. J’ai fait un traitement d’orthodontie qui m’a coûté 4 000$. Deux ans plus tard, les broches enlevées, on me dit que mes quatres dents en avant (haut) sont à reconstruire car deux d’entre elles n’ont pas la bonne forme et qu’une autre a reçcu un traitement de canal (elle est maintenant grise). L’estimation de la reconstruction s’élève à 5 000$ (une courone et trois facettes). De plus, je dois avoir un implants pour remplacer la molaire, un autre 5 000$. Si je me fais faire tous ces traitements au Québec, alors j’aurai déboursé en tout 14 000$. Il faut donc être Riche pour se faire réparer les dents au Québec. Je ne suis pas riche, alors qu’est-ce que je fais?

    Je connais une hygiéniste dentaire qui m’a dit que les coûts chargés pour les matériaux sont exagérément plus élevés que ce qu’il en coûte au dentiste.

    • Dr Jules dit :

      Sur l’information, la négligence et le coût des soins dentaires.

      Un traitement d’orthodontie ne change pas la forme des dents alors il est surprenant qu’on vous annonce 2 ans après un traitement d’orthodontie que 2 de vos dents n’ont pas la bonne forme. Cela était visible certainement et évident même avant le début du traitement (à moins que quelque chose m’échappe)!
      Pourquoi ne vous en a-t-on jamais parlé avant? Faudrait vous informer auprès de vos praticiens.

      Et vous ne saviez pas que vous aviez eu un traitement de canal (“…deux ans plus tard… on me dit … qu’une autre a reçu un traitement de canal”)??? Cela aussi semble tout simplement incroyable.
      Toute cette information aurait pu vous être transmise il y a longtemps.

      À première vue, les soins dentaires peuvent paraître coûteux au Québec ou ailleurs mais, attention au tourisme dentaire. Pour en savoir plus sur ce sujet.
      Très souvent, ce ne sont pas les soins comme tels qui sont dispendieux mais la négligence préalable qui rend essentiels certains soins par la suite.

      Le vrai coût des services dentaires

      Les propos de l’hygiéniste dentaire sur le coût des matériaux et des services dentaires sont un peu surprenants de la part d’une personne travaillant dans le milieu dentaire et qui devrait être informée. À quoi s’attend-e-elle? Que les dentistes chargent aux patients le coûts réels des matériaux ou de qu’il en coûte au dentiste?

      Elle ne le réalise peut-être pas mais ce qu’elle considère peut-être comme une “surcharge exagérée” par le dentiste pour la préparation, la fabrication et la pose d’une couronne ou facette contribue en fait à;
      – payer son salaire,
      – le temps et l’expertise du dentiste,
      – peut-être payer une partie de ses uniformes professionnels, son stationnement et peut-être d’autres bénéfices indirects,
      – contribuer aux dépenses que son dentiste employeur encours pour parfaire son éducation continue dans son domaine (formation qui est maintenant rendue obligatoire),
      – acheter l’équipement et le matériel nécessaire pour qu’elle puisse faire son travail d’hygiéniste,
      – etc.

      A-t-elle le même raisonnement lorsqu’elle achète une table dans un magasin de meuble? Se demande-t-elle pourquoi la table et les chaises coûtent beaucoup plus cher que la simple pile de bois utilisée pour les fabriquer? Ou lorsqu’elle va au restaurant et que le vin coûte 2 à 2.5+ fois le prix de la même bouteille vendue à la SAQ et ce, sans qu’il n’y ait aucune transformation du produit?

      tag #tourisme

  8. Donog1 dit :

    Présentement, le manque de clareté et de transparence dans le domaine de la santé dentaire au Québec est l’une des principale cause qui provoque la réduction flagrante de la croyance du consommateur en l’usage des services de leur clinique dentaire.

    Il n’y a pas de gagnant. Les 2 côtés ont autant raison.

    D’un côté, vous avez le centre spécialiste incluant plusieurs experts dans divers domaines qui permet à la clinique d’offrir des services spécifiques. De l’autre, vous avez les consommateurs qui, aujourd’hui, se séparent en 2 lots : ceux avec et ceux sans assurance.

    Le centre possède de l’équipement à la fine pointe de la technologie, des experts diplômés offrant toutes leurs connaissances, l’usage de matériaux de façon constante qui nécessite un renouvellement des ressources fréquent. Tout ça coûte cher et c’est le consommateur qui doit naturellement le payer. (C’est normal car, sinon, les soins dentaires devraient faire partie des services de santé publique. Les gens semblent avoir oublier que, même au Québec, la santé dentaire et au privé et non pas au publique. Ce ne sont pas des hopitaux ou des cliniques soutenu par le gouvernement.)

    De l’autre côté, vous avez le travailleur qui gagne un montant plus ou moins fix selon la stabilité de leur(s) emploi(s) qui n’a pas toujours accès à des assurances pour l’assister ou même le pousser à faire un suivi de sa santé dentaire. Il ne peut même pas avoir une idée partielle de ce qui l’attend. Tout ça lui parrait comme “un endroit où on y va pour flaubé beaucoup d’argent”.

    Les gens ont la même réaction quand ils vont voir leur dentiste pour un problème nouvellement survenu que lorsqu’il se font prescrire, après un visite à la clinique, un médicament qui n’est couvert par aucune assurance auxquels ces gens ont droit.

    La santé dentaire est comme une forteresse offrant “protection et soins” contre un enemie que seuls eux connaissent bien où nous devons payer un droit de passage juste pour entrer sous cette protection.

    Je ne travaille pas dans le domaine de la santé dentaire ni même dans la santé en général, mais je trouve celà déplorable que des gens qui se disent experts et qui ont autant de connaissances ne soient pas capable de donner des estimations selon des informations fournis par la clientèle. La fameuse raison “Le cas est différent d’une personne à une autre” n’est en fait pas une raison valable car tous les métiers professionnels fonctionnant sur un taux horaire devrais utiliser cette raison. Je suis un infographiste depuis 5 ans et mon métier comporte l’un des plus grands nombre de variables possibles dans la planification d’estimations de tous les métiers. Pourquoi? Simplement parce que mon métier se base sur l’imagination, les connaissances et l’histoire des individus qui font appel à des services de graphisme. Malgré tout, dans 90% des cas, tous les infographistes sont forcés à produire des estimations de prix en se basant sur leurs expériences avec la clientèle, avec leur outils de travail ainsi que les chances que le temps estimé soit dépassé. Même si nous informons la clientèle que nous chargons “X$/heure”, ils demanderont combien de temps environ leur projet pourraient prendre. Ne pas répondre une réponse claire ou un réponse qui fait appel à une ou plusieurs de vos expériences du passé avec des références que le client pourraient vérifier nous fait perdre le contrat potentiel avec ce client.

    Dependez la même chose lorsque vous communiquez avec un centre dentaire et la meilleure réponse que vous allez recevoir c’est “Prennez rendez-vous pour un examen et nous pourrons estimer un coût pour votre problème”.

    La seule différence entre les 2 domaines pour la production d’estimation : La personne ou le représentant qui fait appel à l’infographiste n’aura pas d’impact sur sa vie ou sur sa santé s’il venait qu’à attendre d’avantage avant de choisir s’il prend ou non le service. Par contre, une personne qui a besoin d’un ou plusieurs services d’une clinique dentaire ne peut pas attendre ou il pourrait y avoir des répercutions grave sur sa vie et sa santé. C’est exactement LÀ que les spécialistes (ou les propriétaire des cliniques) de la santé dentaire s’enrichissent au détriment du consommateur.

    Si vous êtes une de ces personnes qui gèrent une clinique dentaire, laissez moi mettre cette situation à l’envers afin que vous puissiez comprendre le consommateur :
    Prennez tous les infographiste, pigistes, graphiste, boîtes graphistes, programmeurs ou autres entreprises et individus produisant TOUS vos documents promotionnels, tous vos sites webs, tous vos documents et même votre papeterie. (Bref, sans nous, il y a de forte chance que vous n’auriez pas l’image que vous avez présentement. Vous n’auriez même pas votre enseigne!)Si tous ces gens vennaient à ne donner aucune estimation sans, avant, prendre un rendez-vous de plusieurs heures à un taux horaire allant de 50$ à 200$ de l’heure (variant le type, l’expérience et la grandeur de l’entreprise), comment veriez-vous nos services? Si vous pensez “l’entreprise ne coûtent pas aussi chers qu’un clinique dentaire”, dites vous que vous avez peut-être raison ou tord selon l’entreprise. (Par exemple, un imprimerie avec des presses, on parle de plusieurs millions de dollars d’équipement. Une boîte graphique, environ 15,000$ par employés tous les 2-3 ans pour tous les logiciels, les outils informatiques, les services externes et le matériel de bureau. je ne parle pas de salaire encore ou de code ISO ou toutes autres variables du genre.)

    Il existe un type de service que l’on retrouve chez beaucoup de spécialistes, mais (presque) jamais chez les spécialistes des dents et il s’agit de “L’évaluation et l’estimation gratuite”. Si vous pensez que nous perdons de l’argent pour tous les heures que nous mettons à préparer, calculer et analyser chacune des demandes d’estimation sans compter le temps que nous prennons avec le client potentiel, dites vous que nous le reprennons des clients existant en ajustant nos tarifs pour balancer l’équation.

    Plus de transparence face au client est la première et la seule chose qui est nécessaire de la part du monde de la santé dentaire. Tant que ce ne sera pas le cas, les consommateurs auront tous les droits d’affirmer que les “dentistes” (si vous me permettez le généralisme) exploitent l’ignorance de leur clientèle.

  9. daniel dit :

    Plusieurs caries soudainement?
    bonjour ma fille de 17 ans vas chez le dentiste a chaque année et on me dit cette semaine que ma fille a des carie entre 8 carie et 4 autre en surface j ai de la misere a comprendre et le cout 1700 dollar est ce que je suis entrain de me faire avoir dentiste
    L. lamare a quebec

    • Dr Jules dit :

      Impossible à dire sans un examen clinique mais si vous avez des doutes sur le diagnostic ou la nécessité de faire les interventions qui vous ont été recommandées, n’hésitez pas demander une seconde opinion clinique à un autre dentiste généraliste.

  10. Pierre Deschamps dit :

    Merci de l’article, il a été très éclairant ! Comme vous l’avez bien dit, il est très difficile de comparer des services. C’est peut-être pour ça que l’on choisi un service grâce au bouche à l’oreille, comme moi j’ai entendu parler de la clinique dentaire de DR N. Peut-être qu’il faut essayer plusieurs dentistes pour trouver celui qui est le meilleur pour soi-même, bien que cela porte certains risques.

    • Dr Jules dit :

      Le “bouche à oreille” est en effet un bon moyen d’avoir des références pour des dentistes et spécialistes dans le domaine de la santé. Il est important d’avoir une bonne relation de confiance entre le patient et le clinicien, peu importe le domaine. Cependant, il faut faire attention à l’information qui est parfois diffusée par le bouche à oreille car souvent cela n’a rien de scientifique et est basé sur des opinions plus que des faits…

  11. Clarice dit :


    Comment choisir un dentiste pouvant faire des prothèses sur implants dentaires?

    Je vous remercie pour ces informations du coût des soins dentaires au Québec. L’article a dit qu’un dentiste peut faire des prothèses sur implants, mais cela prend une expertise différente. Alors, comment est-ce qu’on peut bien choisir un dentiste qui est capable de faire des protheses et implants dentaires ? Je pense que je voudrais des implants dentaires, comme j’ai entendu dire que des dents manquantes peuvent causer des infections.
    Clarice

    • Dr Jules dit :

      En théorie, la fabrication de prothèses sur implants peut être faite par tous les dentistes généralistes car cela fait partie de leur formation de base. Cependant, selon la complexité du cas, il se peut qu’un dentiste généraliste ne veule pas faire certaines prothèses (couronnes, ponts ou partiel) plus complexe et préfère diriger son patient vers un dentiste spécialisé en prothèse dentaire; un prosthodontiste.
      Chaque dentiste doit connaître ses limites et dirigera ses patients vers un/des spécialiste(s) s’il croit ne pas être en mesure de pouvoir faire les traitements dentaires nécessaires. Questionnez votre dentiste sur vos besoins et ses qualifications et il devrait pouvoir vous dire s’il peut faire le travail nécessaire (implants dentaires, prothèses ou autre).

  12. Gaston Parizeau dit :

    J’aime beaucoup l’analogie et je trouve qu’elle démontre très bien l’importance de faire des visites de manière régulière chez le dentiste. C’est vrai que l’on peut être tenté de négliger sa santé dentaire pendant qu’il n’y a pas de problème. C’est exactement ce que j’ai appris, car j’ai passé quelques années sans faire visite au dentiste, et quand j’y suis finalement allé j’ai eu un tas de problèmes.

    Gaston Parizeau

  13. Rami Al-kurdi dit :

    Bonjour,

    Existe-il de l’aide financiere au quebec si l’ont doit proceder a plusieurs implant dentaire?

    • Dr Jules dit :

      À ma connaissance, à moins d’avoir de l’assurance dentaire couvrant la prosthodontie, il n’existe aucune aide gouvernementale ou autre. Une exception pourrait être si ces implants sont requis à cause d’un accident par exemple (RAAMQ).

      • Rami Al-kurdi dit :

        Merci beaucoup pour la réponse rapide. Est-ce que vous pratiquer ce genre d’intervention? Sinon, est ce que vous pouvez me referer a une personne en qui vous avez confiance et qui sera comprehensive face a mon probleme? Quel opinion avez vous face au centre dentaire Lapointe? Est ce que ce sont des centre qui offre de bon service pour des implants?

        • Dr Jules dit :

          Les orthodontiste ne posent pas d’implants dentaires. Cette procédure est faite par certains dentistes généralistes mais surtout par des parodontistes et chirurgiens maxillo-faciaux. La couronne qui sera placée sur l’implant est souvent posée par un praticien autre que celui qui a posé l’implant dentaire. Je ne connais pas la qualité des services en implantologie qu’offrent différents centres dentaires.

  14. Fitz dit :

    Le dentiste choisi est très important, car vos soins dentaires sont quelque chose qui sera avec vous tout au long de la vie. Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles il est important de faire une bonne recherche lors de choisir son dentiste, car une bonne hygiène dentaire est une partie de la vie de tous les jours. Je pense qu’il est important de chercher l’aide dentaire correcte pour s’assurer que vous recevez les soins dont vous avez besoin.

  15. hachez dit :

    j ai pose des implants en hongrie. il mon enlevait l apareil maintenant je suis sans dent que me conseillait vous

    • Dr Jules dit :

      Consultez un dentiste généraliste pour qu’il vous expliquer vos options de traitement et lisez l’information dans cette page…

  16. mihaela dit :

    Pas facile de trouver un bon dentiste abordable
    Bonjour,
    Se faire soigner à l’etranger reste la seule option pour moi! !!! Malheureusement
    Depuis 3 ans je fais des économies car je n’ai pas une assurance pour les soins dentaires, cela me coûte 250$ par mois et je ne me permet de payer de mon humile salaire!
    J’en suis tellement découragée, après avoir déjà consulter 2 dentistes ici , les prix pour un implant qui m’avaient proposée sont autour de 4000 $/implant plus les curonnes ça coûte tellement cher!
    Je voulais me soigner ici mais avec 5000 $ je vais aller me poser 2 implants plus autres soins dentaires à faire ailleurs qu’au Québec! !!!?!!!

    Trouver un bon dentist aussi c’est pas facile! pas de tout
    Je suis allée voir une dentiste la semaine passée pour faire ma radiographie panoramique et pour en discuter plus sur les soins dentaires dont j’aurai besoin et comme j’étais déçue! !!
    La dentiste était habillée en vêtements de ville pas de sarrau voir uniforme et d’une arrogance qui m’avait laissé un goût amer …… très comerciel disons cette clinique. par des portes je pourrais voir l’autre pièce avec un autre patient …..je n’en reviens pas! !!!

    • Dr Jules dit :

      Vous êtes libre de vous faire traiter où vous voulez mais assurez-vous de le faire dans des centres, cliniques ou cabinets reconnus et par des praticiens certifiés pour le travail qu’ils feront.
      N’hésitez pas à poser des questions au personnel et dentistes avec qui vous ferez affaire, peu importe où ils sont.
      Vous pouvez vous inspirer de cette chronique sur les soins orthodontiques pour poser des questions en l’appliquant aux autres domaines de la dentisterie qui s’appliqueront à vous.
      Posez des questions à votre orthodontiste

      Lisez cette chronique… et n’hésitez pas à poser des questions à votre orthodontiste.

      Il est important que vous soyez à l’aise avec le dentiste qui vous traitera et vous avez raison que, peu importe leurs qualifications, le professionnalisme n’est pas toujours au rendez-vous!

      Finalement, regarder ce reportage de Radio-Canada sur un patient s’était fait poser des implants dentaires dans un autre pays.

  17. Brook dit :

    Je cherche un bon dentiste donc cet article m’a beaucoup aidé ! Comme l’article l’a dit, il est difficile de bien comparer des soins dentaires offerts par différents dentistes. Est-ce que c’est une bonne idée de se fier au bouche-à-oreille pour ce choix ? Pour moi, savoir les opinions des autres est souvent très utile.

  18. Louis Gaillard dit :

    J’ai beaucoup apprécié cet article sur comment choisir son dentiste. C’est vrai que, comme le dit l’article, la relation qu’on a avec notre dentiste peut durer toute une vie, donc il est important qu’on soit content avec notre choix. Je vous remercie donc de vos conseils, car je suis certain qu’ils m’aideront la prochaine fois que j’aurai besoin d’un nouveau dentiste !

    tag #md

  19. Wazna dit :

    Je suis présentement à la recherche d’un orthodontiste et voilà un deuxième que j’ai rencontré qui me mentionne qu’Invisalign n’est pas une solution envisageable et me propose une solution qui me semble un peu extrême, alors que le premier me l’a fortement recommandé….Je vais en visiter un 3e parce que je commence à me poser de sérieuses questions quant à quel type de traitement que j’ai besoin…

    • Dr Jules dit :

      Bien que les traitements à l’aide d’aligneurs ou coquilles transparentes comme Invisalign ou ClearCorrect soient très attrayants pour les patients, ils ont aussi beaucoup de désavantages et ne sont pas indiqués pour tous les types de cas et malocclusions… quoiqu’en disent certains praticiens et compagnies fabricant ces produits.

      Vous aurez de l’information supplémentaire sur ce sujet en lisant les questions et commentaires dans la section Invisalign.

  20. lucie dit :

    comment savoir si notre dentiste ne profite pas de notre situation (probleme dentaire) pour exagérer les coùts de traitement. Exemple détartrage moitié de bouche pour 1000 $, plombage d’une dent 200 $.!!!!

    • Dr Jules dit :

      La meilleure façon serait d’obtenir une autre opinion mais attention à bien comparer les mêmes services car “détartrage” est un terme assez général qui peut vouloir dire plusieurs choses. C’est la même chose pour un “plombage”. Cela peut être une obturation simple d’une surface ou couvrir plusieurs surfaces avec des tenons de rétention, etc. et les coûts peuvent varie grandement.

  21. Daniel dit :

    Les frais dentaires sont inacceptables

    Le problème c’est de n’avoir qu’un choix…. le gros tarif.

    Les attentes de l’un et de l’autres sont parfois différentes
    Pour ma part, je n’ai aucun désir d’avoir une dentition parfaite, je veux juste des dents fonctionnelles pour disons les 5 prochaines années. Les dentistes refusent parfois certain actes alors que je suis le client et le propriétaire de mon corps .

    Exemple: on m’a refusé de m’enlever une molaire a ma demande puisqu’elle peut être encore réparée……Moi je veux plus avoir à la réparer.

    Quand vous dites que les professionnels de la santé ont beaucoup de frais pour faire fonctionner un bureau et l’équipement….. je serai curieux de voir combien de dentistes gagnent le salaire moyen d’un Québecois en 2016 qui est en déca de 50 000$ par an. (à noter moyenne veut dire qu’il y en a beaucoup en dessous de 50 000$)

    Tiré du site de revenu Canada :
    La donnée sur le revenu annuel d’emploi (138 917 $) présentée dans la section “Caractéristiques” des “Statistiques” ne concerne que les 33 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l’année en 2010. Le revenu moyen d’emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l’année s’élevait tout de même à 121 800 $. Le travail le soir et le week-end est assez répandu.

    De quel droit un individu peux-il gagner ce genre de salaire sur le dos d’une majorité d’individu au revenu nettement inférieur à ceci.

    Tout ça pour dire qu’au final …..exaspéré …..j’ai décidé de me réparer moi même les dents avec les risque cela comporte pour pouvoir récupérer ma liberté de choix et cesser de gonfler les comptes bancaires de ces riches praticiens.

    Au final vaut peut-être une vie éphémère et prospère qu’un vie longue et pauvre passé à se faire arnaquer.

    Ramenez les frais dentaire à un prix acceptable pour vos concitoyens, faites partie de la collectivité et occupez vous de vos semblables au delà de l’argent qu’ils peuvent vous apporter.

    Je sais … c’est utopique tout cela…. les médecins ne se font plus payer par un bon repas ou le troc….ils sont marchands maintenant.

    Merci d’avoir pris le temps de lire un illuminé 😛

    • Dr Jules dit :

      Ce n’est pas nécessairement la dentisterie qui est couteuse mais plus souvent la négligence des patients à entretenir leurs dents.
      Tout comme pour une automobile qui ne subit jamais d’entretien, la facture peut être beaucoup salée lorsqu’il s’agira de faire des travaux majeurs. Est-ce la faute des garagistes!

      Vous avez certainement droit à votre opinion.

    • Dr Sylvain Chamberland dit :

      Au lieu de réparer une molaire, pourquoi pas se couper un doigt inutile?

      Une dent est un organe du corps humain.
      J’ai été interpelé par ceci: “on m’a refusé de m’enlever une molaire a ma demande puisqu’elle peut être encore réparée……Moi je veux plus avoir à la réparer.”

      Coût exhorbitant des soins dentaires. Extraire une dent ou se couper un doigt?
      Remplaçons le mot molaire par le mot doigt… Par le mot orteil… Par le mot oeil… Par le mot oreille…
      Après tout ce sont autant d’organes du corps humain. Après tout, nous avons, en tant qu’humain, 32 dents permanentes. On peut facilement se passer de 4 dents de sagesses. On peut aussi se passer de 4 prémolaires comme beaucoup de patients ayant eu des traitements d’orthodontie. Il en reste donc 24. Quosse çà change d’en enlever 1, 2 ou 3 de plus?
      On a tous 10 doigts, 10 orteils. Bof, j’ai un ongle incarné. Çà ne me tentes plus de me faire soigner pour mon ongle incarné. Coupons donc ce doigt ou cet orteil. Il m’en restera 9. Ah! mais si c’est le pouce ou le gros orteil qui doit être coupé, est-ce grave? Hummm…J’pense que si.

      Une molaire est comme le pouce ou le gros orteil. Une incisive est comme l’index ou le majeur.
      Pas évident n’est-ce pas. Alors qu’est-ce qu’on coupe en premier? Un doigt, un orteil ou on arrache une molaire. Après tout, c’est mon choix. C’est mon corps et j’en suis le propriétaire. J’ai donc l’embarras du choix.

      • Daniel dit :

        Loin mon but d’alimenter une polémique bioéthique vu nos évidentes divergences d’opinions, mais tant qu’a être obligé de vivre avec le capitalisme, aussi bien ne pas en faire plus que le client en demande….non?

        • Dr Jules dit :

          1- Vous n’êtes pas “obligé de vivre avec le capitalisme”…

          2- Je suis d’accord que le “sur traitement” n’a pas sa raison d’être en médecine, dentisterie, etc. mais nous croyons aussi au principe de donner l’information nécessaire aux patients pour qu’ils prennent une décision éclairée concernant leurs choix en santé. C’est ensuite au patient de choisir.

          3- Très souvent, ce que le client “demande” n’est pas réaliste ou faisable (je ne parle pas nécessairement de votre cas particulier que ne ne connais pas) et ce dernier peut interpréter le refus d’acquiescer à ses demandes comme étant un moyen de faire des traitement plus coûteux et inutiles à ses yeux. Tout est souvent dans la façon dont l’information est présentée et interprétée.

  22. Josée Bélanger dit :

    Le meilleur traitement ou le moins cher?

    Bonjour,

    J’ai un pont fixe à me faire faire en avant et je ne sais pas qui choisir entre le Dr GD et le Dr RC.

    Je sais que le Dr RC travaille en collaboration avec un prothosdontiste qui est le Dr G.

    Les coûts du Dr GB sont moins chers mais par contre, j’ai parlé avec trois hygiénistes dentaires et celles-ci me conseillent plus d’aller voir Dr C.

    Que faire?

    • Dr Jules dit :

      Le cout d’un traitement dentaire n’est qu’une variable dans l’équation globale décisionnelle.
      Que chercher-vous? Le traitement le meilleur ou le moins cher. Ces deux critère ne sont pas nécessairement incompatibles mais parfois ils sont aux extrémités opposées des offres de service dentaire.

      Un traitement à moindre cout est trop cher s’il ne donne pas satisfaction et les résultats escomptés tandis qu’un traitement beaucoup plus dispendieux peut être une vrai “aubaine” s’il répond à toutes les attentes.

      Selon la complexité de votre cas, il est peut-être bien d’avoir l’opinion d’un prosthodontiste.
      Quant à l’opinion des hygiénistes dentaires, elle est peut-être valable mais il faudrait savoir sur quoi elle est basée; qualité de traitements qu’elle ont pu observer, leur opinion de la personnalité des praticiens, autre chose?

      Vous pouvez demander à chaque praticien de vous montrer des cas similaires au votre et qu’ils ont traité avec succès. Les cas complexes ne sont pas aussi bien traités par tous les praticiens (mais je n’ai aucune idée de votre cas).

      Bref, posez des questions et prenez le temps d’obtenir l’information nécessaire pour pouvoir prendre une bonne décision éclairée. Au besoin, obtenez une autre opinion.

      tag #cout #coût

  23. Jade Brunet dit :

    Merci pour ces informations de comment choisir un bon dentiste. Je trouve intéressant qu’une bonne méthode pour trouver un dentiste fiable est de demander aux amis et à la famille. Je veux me confier en mon dentiste pour ne pas avoir des difficultés supplémentaires. Merci encore pour ces conseils.

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